Foire Aux Questions (FAQ)
Lignes directrices concernant le mentorat
Introduction
Le DBSA a pour but de promouvoir et de stimuler l’intérêt des élèves de niveau secondaire (et du collégial au Québec) à l’égard des sciences biologiques au Canada. Le mot « biotechnologie » souligne la mise en application d’idées de recherche dans diverses disciplines des sciences biologiques. Pour participer au concours, les élèves doivent soumettre des idées de recherche en biotechnologie et présenter une proposition de recherche écrite, laquelle est ensuite évaluée par un comité de chercheurs scientifiques issus du milieu universitaire, du secteur privé et du secteur public.
Le Comité d’évaluation approuve les propositions en se fondant sur la faisabilité et le mérite des idées de recherche des élèves. Il doit également garder à l’esprit que les propositions émanent d’élèves de niveau secondaire.
Certains élèves ont déjà pris des dispositions pour travailler avec un mentor dans le cadre de l’élaboration de leur proposition de recherche. Dans la plupart des cas cependant, c’est le Comité d’évaluation qui désigne les scientifiques et les chercheurs dont les compétences et les installations répondent le mieux aux besoins de l’équipe d’élèves. Le président ou le coordonnateur du Comité d’évaluation communique avec les mentors éventuels en vue de déterminer s’ils sont intéressés à travailler avec des élèves de niveau secondaire. Si un mentor y consent, son nom et son numéro de téléphone sont remis aux élèves, et ces derniers ont pour instruction d’entrer en contact avec lui et de le convaincre de les aider.
Grâce à la participation du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), les équipes reçoivent une petite aide financière qui les aidera à couvrir leurs dépenses.
Au concours final, qui a lieu au printemps, les équipes d’élèves présentent leur travail et leurs résultats à un jury formé de scientifiques, de gestionnaires, de présidents d’entreprise, de représentants du secteur public et de représentants du milieu de l’éducation (enseignants et directeurs d’école de niveau secondaire). Ce groupe représente des gens de tous les horizons, et le défi que doivent relever les équipes d’élèves est d’expliquer un phénomène scientifique (en l’occurrence, un phénomène et son application dans le domaine de la biotechnologie) au grand public, ainsi que de présenter leurs travaux de façon convaincante.
Le niveau de compétition est fort élevé, car les élèves rivalisent en vue de l’obtention de prix en espèces variant de 500 $ à 2 500 $, ainsi que d’autres prix, tels que des bourses d’études universitaires et/ou des emplois d’été.
En prenant part au DBSA, les élèves acquièrent une expérience diversifiée qui couvre la conception et la description écrite d’idées de recherche, l’exécution de travaux expérimentaux, la collecte et l’analyse de données, les discussions et l’établissement de liens avec des scientifiques et des enseignants, de même que la préparation et la présentation de résultats scientifiques à un public. « Magnifique expérience », « Fort utile », « J’ai acquis de la confiance » et « Excellente occasion de travailler avec de vrais scientifiques » : ce ne sont que quelques uns des commentaires d’élèves ayant déjà participé au concours. La possibilité de mentorat offerte à chaque équipe d’élèves dont le projet a été approuvé constitue sans contredit l’élément clé de ce programme éducatif.
Nous croyons que des élèves qui exécutent un projet de recherche qu’ils ont eux-mêmes conçu saisiront mieux les aspects pratiques de la science. Ils apprendront comment maîtriser les techniques de laboratoire, comment réfléchir de façon critique et comment mettre au point des stratégies en vue de résoudre des problèmes. Ils apprendront également l’importance de faire preuve de patience et de persévérance devant le caractère imprévisible de la recherche. En offrant son aide à une équipe d’élèves, le mentor joue un rôle de premier plan dans l’intégration d’une expérience de recherche dans le programme global d’apprentissage de ces derniers.
Lignes directrices à l’intention des mentors*
- 1. Lorsqu’une équipe d’élèves** communique avec vous, proposez-lui une rencontre, à un moment qui vous convient, pour discuter de son projet de recherche.
2. Demandez aux élèves de vous exposer leur proposition, que le Comité d’évaluation a approuvée à titre conditionnel. (Une note à cet effet est transmise à l’attention du mentor.)
3. Évaluez le projet de recherche, de même que l’équipe d’élèves (expérience, niveau de préparation, motivation et détermination à effectuer des travaux de recherche sous votre supervision).
4. Offrez aux élèves des commentaires, des critiques, des conseils et des instructions relativement à leur projet.
5. Aidez les élèves à modifier et à améliorer le projet, s’il y a lieu, en vous assurant qu’aucun changement apporté ne fait dévier le projet du sujet principal de la proposition approuvée.
6. Aidez les élèves à planifier leurs travaux de recherche afin que ces derniers puissent être terminés dans un délai déterminé.
7. Établissez avec l’équipe d’élèves un échéancier bien clair pour l’exécution des travaux de recherche. Fixez des objectifs élevés, mais réalistes.
8. Définissez et clarifiez avec les élèves le processus de collecte, d’analyse et d’interprétation des données qui entre en jeu dans un projet de recherche.
9. Offrez aux élèves la possibilité d’exécuter des expériences dans votre laboratoire, sous la surveillance d’employés qualifiés que vous aurez affectés à cette tâche et autorisés à assumer ces responsabilités. (Les employés qualifiés de votre laboratoire comprennent les étudiants de deuxième cycle, les titulaires d’une bourse de perfectionnement postdoctoral, les techniciens et d’autres scientifiques.)
10. Définissez les responsabilités de la ou des personnes que vous avez affectées à la supervision de l’équipe d’élèves sur les plans de l’enseignement de techniques générales et spécifiques, de la sécurité en laboratoire et de la gestion de base d’un laboratoire.
11. Définissez les responsabilités de la ou des personnes que vous avez affectées à la supervision de l’équipe d’élèves en ce qui a trait au niveau d’aide fourni. Les élèves devraient réaliser les expériences par eux-mêmes, à l’exception des procédures pour lesquelles ils ne sont pas qualifiés, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent effectuer de manière sûre et professionnelle.
12. Définissez vos propres responsabilités, ce qui comprend les réunions en laboratoire, les conseils, la rétroaction périodique et l’évaluation des progrès accomplis.
13. Définissez les responsabilités de l’équipe d’élèves, y compris la ponctualité, la propreté et la sécurité du laboratoire, le genre et la quantité de travaux de recherche à exécuter, ainsi que les communications requises entre la ou des personnes qui participent à leur projet.
14. Rappelez aux élèves de faire des liens entre le travail de recherche effectué et la documentation spécialisée.
15. Fournissez des explications, des raisonnements et des analyses critiques au sujet des résultats expérimentaux – positifs ou négatifs – qui découlent du travail de l’équipe d’élèves.
16. Fournissez des conseils, des commentaires et de l’assistance à l’équipe d’élèves pour la rédaction du rapport d’étape, ainsi que pour la préparation de la présentation de leurs travaux au concours final.
17. Signez le journal de laboratoire des élèves afin d’indiquer que ce dernier a été tenu de manière professionnelle.
* Lignes directrices inspirées d’un document sur le mentorat des étudiants du premier et du deuxième cycles, intitulé « Advisor, Teacher, Role Model, Friend », National Academy Press, Washington, D.C., 1997 (site Web : www.nap.edu/readingroom/books/mentor/).
** Une équipe d’élèves participant au DBSA comprend un nombre maximal de quatre élèves de niveau secondaire. Chaque région peut limiter davantage la taille des équipes.
Rôle de l’enseignant
- 1. Discutez des idées de projet avec vos élèves.
2. Incitez-les à effectuer des recherches dans des revues scientifiques ou sur Internet pour savoir ce qui a déjà été fait sur un sujet donné.
3. Encouragez les élèves à élaborer une proposition de recherche à partir des critères d’évaluation indiqués sur le présent site.
4. Prenez connaissance de leur proposition et signez-la avant sa soumission au DBSA.
5. Si la proposition est acceptée, aidez les élèves à entrer en contact avec leur éventuel mentor.
6. Encouragez les élèves à commencer leur recherche.
7. Demandez-leur de vous tenir informé de leur progression.
8. Assistez au concours.
1. Règlement relatif à la recherche mettant en cause des animaux
L’utilisation de sujets humains ou d’animaux vertébrés comme sujets de recherche est interdite. Les recherches sur les processus biologiques menées par les étudiants sont assujetties aux mêmes règles d’éthique, lois et règles que tout autre type de recherche. Dans le Code criminel du Canada, la Loi sur les animaux destinés à la recherche de l’Ontario et les lois similaires des autres provinces, l’utilisation de tous les vertébrés aux fins de recherche est protégée. Ces lois couvrent également l’utilisation d’animaux lors d’expositions éducatives, en classe et aux fins d’enseignement en laboratoire. Des données biologiques utiles sur les ordres supérieurs de la vie peuvent être obtenues en effectuant des recherches sur des ordres inférieurs (bactéries, champignons, protozoaires, insectes, plantes et invertébrés).
Le Comité d’évaluation des propositions rejettera tout projet qui envisage d’utiliser des animaux vertébrés (oiseaux, poissons, mammifères, reptiles et amphibiens) comme sujets de recherche.
Des cellules et des parties animales (organes, tissus, plasma ou sérum) acquises auprès de banques de biomatériaux ou d’installations de recherche peuvent être utilisées pour la réalisation du projet, mais ne peuvent être exposées pendant le concours. Les élèves doivent avoir en leur possession au kiosque une preuve de la provenance du matériel (p. ex., un reçu).
Si des cellules ou parties animales ont été obtenues d’un autre projet de recherche, dans le cadre duquel des animaux ont été tués pour des motifs valables, d’une façon légale et humaine, leur utilisation doit être expliquée dans la proposition de recherche et approuvée par le Comité de recherche ou le Comité de soins aux animaux de l’établissement concerné. L’équipe doit faire référence au projet de recherche initial dans la présentation de son projet à l’exposition.
Si l’acquisition a été réalisée auprès de l’industrie alimentaire, la source doit être indiquée.
Les élèves et les enseignants doivent confirmer que la proposition est conforme aux politiques de leur commission scolaire relative au matériel expérimental si une partie de la recherche doit être effectuée dans les laboratoires de l’établissement scolaire.
Toutes les propositions de recherche qui nécessitent l’utilisation de cellules ou de tissus prélevés sur des humains ou des vertébrés seront soumises au Comité d’évaluation des propositions du DBSA pour vérifier si elles respectent les règles et les restrictions applicables dans leur province (une liste sommaire est fournie ci-dessous). S’il y a lieu, le DBSA dirigera le projet vers les autorités compétentes, au fait de la réglementation actuelle et des éléments pertinents du mérite scientifique, pour obtenir des conseils et des suggestions sur la façon de réaliser le projet.
Les expériences biologiques sont soumises à certaines restrictions légales :
- Code criminel du Canada, paragraphe 446, Cruauté envers les animaux;
Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction;
Service canadien de la faune;
Loi sur la santé des animaux, Projet de loi C-66;
Conseil canadien de protection des animaux;
Lois sur les animaux destinés à la recherche (Ontario).
2. Restrictions relatives à l’exposition de matériaux ou d’organismes vivants
La principale préoccupation du concours DBSA a trait à la sécurité publique. Beaucoup de matériaux ou d’organismes vivants qui peuvent être utilisés sans problème dans le cadre de vos recherches, sous la supervision de votre mentor et avec l’autorisation de son établissement, ne peuvent être exposés pendant le concours. Des simulations ou des photos peuvent être utilisées à la place.
Les règles suivantes concernant l’utilisation de biomatériaux et de produits chimiques dangereux s’appliquent.
- - Les micro-organismes et les animaux vertébrés et invertébrés sont interdits. Utilisez plutôt des photos ou d’autres supports visuels.
- Les cellules et les parties animales (organes, tissus, plasma ou sérum) acquises auprès de banques de biomatériaux ou d’installations de recherche peuvent être utilisées pour la réalisation du projet, mais ne peuvent être exposées pendant le concours. Les élèves doivent avoir en leur possession au kiosque une preuve de la provenance du matériel (p. ex., un reçu).
- Seules les parties que les vertébrés perdent naturellement ou qui ont été adéquatement préparées et préservées peuvent être exposées. Les échantillons de tissu mou préservés dans le formaldéhyde, un produit chimique dangereux dont l’utilisation est prohibée conformément à la section sur la sécurité chimique des présentes lignes directrices, sont interdits. Les échantillons de tissus scellés sur des lames porte-objets sont cependant autorisés.
- Les tissus végétaux qui ont des propriétés allergènes reconnues, qui ont été traités avec des herbicides ou des pesticides ou qui ont été infectés par un virus ne peuvent être exposés.
- Les agents chimiques qui appartiennent aux catégories suivantes ne peuvent être exposés au concours :
- Toxines biologiques (p. ex., venin)
- Produits chimiques toxiques ou corrosifs (p. ex., formaldéhyde, acides)
- Radio-isotopes ou composés contenant des radio-isotopes dont l’activité est supérieure à la normale
3. Conseils pour l’élaboration de la proposition de recherche
L’idée
Il n’y a aucun doute à ce sujet, trouver un sujet de recherche original, intéressant et valable sur le plan scientifique n’est jamais une mince tâche, qu’on soit un chercheur expérimenté ou un élève qui désire participer au DBSA. Voici quelques pistes de réflexion.
Trouver une idée de projet est un travail d’équipe. Les idées n’apparaissent pas toutes seules : elles naissent des interactions et des discussions avec les pairs, les enseignants, les parents et d’autres personnes, comme les professionnels qui travaillent au sein d’établissements scolaires et de l’industrie des biotechnologies. Beaucoup préfèrent à tort ne « nourrir » leur idée de départ d’aucun élément extérieur, de peur d’en perdre la propriété intellectuelle.
Pour trouver un sujet de recherche, vous pouvez commencer par faire l’inventaire de vos intérêts personnels et acquérir quelques notions de base en biotechnologie. Les sujets qui vous allument devraient orienter votre choix. Dressez la liste de vos intérêts et, en la gardant en tête, effectuez quelques recherches préliminaires sur la biotechnologie (définition, sciences qui la composent, découvertes récentes, controverses, etc.). Outre les hyperliens vers d’autres sites Web ajoutés à ce site, vous pouvez consulter une multitude de sources, comme les journaux locaux, des bulletins de nouvelles produits par l’industrie, des revues spécialisées comme Pour la science et Science et vie. La banque d’articles scientifiques PubMed, qui peut être consultée sur le site Web du National Center for Biotechnology Information (NCBI), donne accès à tous les résumés d’articles médicaux publiés depuis 1970 environ. Voici un lien vers un tutoriel de PubMed qui vous guidera dans son utilisation. En ajoutant le mot review aux mots-clés, vous extrairez des articles de nature plus générale.
Dans certaines régions, des ateliers sur l’élaboration de projet et des ateliers de rédaction sont offerts. Les coordonnateurs régionaux sauront vous proposer les ateliers susceptibles de vous intéresser ou vous diriger vers une personne qui pourra vous aider à formuler votre idée de recherche.
L’élaboration de la proposition de recherche
Vous pourriez par exemple être préoccupé par la pollution et avoir lu quelque part que certains types de bactéries absorbent certains des produits chimiques qui polluent votre source locale d’approvisionnement en eau, la rendant inoffensive à la consommation. À partir de ces données, vous pourriez élaborer une proposition de recherche pour tenter de découvrir comment ces bactéries pourraient servir à l’amélioration de la qualité de l’eau dans votre collectivité. (Veuillez noter que cette question a déjà été traitée par plusieurs équipes.)
L’étape suivante consiste à définir sur quoi portera votre recherche en formulant un problème de recherche et une solution possible. Gardez à l’esprit que toutes les recherches commencent par une question et se terminent par une réponse. Vous formulerez peut-être plusieurs questions qui vous obligeront à collecter des données expérimentales pour étayer les réponses. Par exemple, votre question pourrait être « Quelle quantité de bactéries X est nécessaire pour éliminer le produit chimique Y de l’approvisionnement en eau de Toronto? » ou « Comment produire suffisamment de bactéries X pour traiter toutes les eaux usées de Toronto? ».
Parmi toutes les solutions possibles, vous devrez choisir celle qui vous semble la plus appropriée et qui peut de façon réaliste faire l’objet de votre projet (ces deux conditions ne sont pas toujours compatibles). Ensuite, il vous faut déterminer le type d’expériences que vous devrez effectuer pour tester votre solution. Outre la méthodologie utilisée, le volet expérimental couvre :
- • le type d’équipement et de fournitures à acheter ou à emprunter,
• les fonds requis pour mener les expériences et se procurer le matériel d’exposition, ainsi
• que l’accès aux conseils d’un mentor d’une université locale, d’une agence gouvernementale ou d’une entreprise de biotechnologie.
Rappelez-vous que l’objectif n’est pas de reprendre une expérience qui a déjà produit des résultats. Vous devez plutôt tenter de répondre à une question précise que vous aurez vous-même formulée et qui nécessitera l’application de méthodes d’investigation scientifique et de techniques expérimentales. La méthode ou l’expérience que vous choisissez peut avoir été conçue par vous-même, ou avoir déjà été utilisée. Dans les deux cas, la rigueur d’une bonne méthode scientifique devrait être appliquée (ou suivie) à la fois au moment de l’expérimentation et au moment de l’analyse des données recueillies par l’enquête. Votre enseignant et votre mentor peuvent vous conseiller sur l’emploi de procédures et de techniques appropriées.
Bon nombre de projets prometteurs ont échoué parce que les élèves ont tout simplement manqué de temps pour effectuer leurs expériences et l’analyse des données recueillies. Il est essentiel de vous fixer un horaire réaliste qui vous laissera suffisamment de temps pour mener à bien votre projet.
En terminant, assurez-vous que votre sujet se rapporte à la biotechnologie, c’est-à-dire à l’application des connaissances sur les systèmes biologiques (dans le cas présent, des bactéries qui s’attaquent aux produits chimiques) à la production de biens et de services (dans le cas présent, le traitement des eaux usées). Par exemple, si vous prévoyez utiliser un produit chimique inorganique plutôt que des bactéries pour traiter les eaux polluées, le projet n’appartiendra pas au domaine de la biotechnologie et ne sera pas approuvé.
Même si ce processus peut sembler quelque peu intimidant, sachez que les élèves qui ont participé aux concours précédents ont réussi à soumettre des propositions de recherche aussi excellentes que passionnantes. Parcourez les exemples de projets des années précédentes pour vous inspirer.
La plupart du temps, les propositions soumises sont trop ambitieuses pour être menées à bien dans le délai prescrit et avec les ressources dont disposent les élèves. Après consultation avec un mentor et d’autres experts, des modifications sont apportées au projet pour donner aux élèves une réelle chance de réussite. La proposition suivante est fournie à titre d’exemple pour illustrer l’évolution d’une idée.
Il s’agit de la proposition originale soumise par Harry Zhou, un élève de Calgary, qui a été reproduite avec son autorisation. Même s’il fut accepté en principe, le projet a été modifié après plusieurs consultations auprès des chercheurs dans le domaine. Harry a dû abandonner l’idée d’un projet sur la production et l’essai d’un vecteur de thérapie génique; il a plutôt étudié la suppression de cellules par radiation à différents taux de la protéine antitumeur p53. Un projet portant sur une thérapie génique n’est tout simplement pas réalisable.
4. Exigences liées à la proposition de recherche
ATTENTION! Les enseignants superviseurs doivent lire les propositions et les signer après avoir vérifié qu’elles sont conformes au règlement du DBSA.
Titre de la proposition (doit être explicite sur le plan scientifique)
La proposition doit compter au plus 1 500 mots et être soumise en ligne.
Qu’est-ce que la recherche devrait permettre d’accomplir? Quelle est la question de recherche (une ou deux phrases)?
Introduction
Renseignements généraux sur l’organisme ou le processus faisant l’objet de la recherche (un ou deux courts paragraphes)
Application pertinente
D’où vient l’idée faisant l’objet de la proposition ou pourquoi la recherche vaut-elle la peine d’être entreprise?
Conception du volet expérimental
Description détaillée des sujets
Explication des variables contrôlées, manipulées et mesurées
Phases de l’expérience, s’il y a lieu
Résultats et interprétation
Forme que prendront les résultats et suggestions de mécanismes possibles
ANNEXES : Matériel et méthodes
Explication détaillée des méthodes et des techniques nécessaires à la réalisation du projet
Liste du matériel, des instruments et de l’équipement fourni par l’établissement scolaire
Calendrierdu projet
Plan de l’évolution des travaux en vue du concours du DBSA.
Budget
Budget ventilé au montant maximal de 200 $
Mentorat
Coordonnées de l’enseignant superviseur
Coordonnées du mentor ou mention qu’un mentor est nécessaire
5. De quelle façon les propositions de recherche sont-elles évaluées?
Bon nombre de propositions de recherche sont rejetées d’emblée parce qu’elles prévoient utiliser des animaux d’une façon qui contrevient au règlement du DBSA. Veuillez consulter la section Règlement relatif à la recherche mettant en cause des animaux (point 2 ci-dessus).
Le Comité d’évaluation des propositions se fonde sur les critères suivants :
- 1. Clarté et validité de l’objectif (20 %)
L’objectif est-il clairement défini, valable, logique et réaliste?
2. Conception et faisabilité de l’expérience (50 %)
Les expériences sont-elles susceptibles de produire des résultats qui permettront de répondre à la question de recherche? Sont-elles faisables?
3. Pertinence de la proposition de recherche (10 %)
La proposition recherche s’inscrit-elle dans la définition générale de la biotechnologie?
4. Niveau de compétence requis (10 %)
Degré de difficulté des expériences proposées.
5. Présentation de la proposition de projet (10 %)
La présentation de la proposition est-elle claire et soignée?
6. Critères d’évaluation des projets soumis au DBSA
Originalité et mérite scientifique (30 %)
Le jury évalue la pertinence du projet pour les sciences de la vie ainsi que le degré d’originalité et de créativité dont ont fait preuve les élèves. Il devra pour cela évaluer dans quelle mesure les idées et les hypothèses exprimées sont bien celles des élèves. Le jury doit également déterminer le niveau des connaissances scientifiques nécessaires à l’exécution du projet (niveau secondaire, niveau universitaire, etc.).
- - Lien avec les sciences de la vie (la biotechnologie) (10 %)
- Originalité et innovation (15 %)
- Niveau des connaissances scientifiques (5 %)
Exécution du projet (30 %)
Le jury doit évaluer la conception du volet expérimental, les protocoles ainsi que le processus de collecte et d’analyse de données proposé. La maîtrise des techniques et les compétences que possèdent les élèves doivent être mesurées, de même que la validité de leurs conclusions.
- - Conception du volet expérimental et protocoles (10 %)
- Résultats : collecte et analyse de données (10 %)
- Maîtrise des techniques et compétences (5 %)
- Validité des conclusions (5 %)
Communication (40 %)
a) Présentation du projet
Le jury doit évaluer si la présentation résume bien le projet et les conclusions qu’il a permis de tirer. Il évalue également le matériel exposé et s’assure que les techniques scientifiques qui ont été utilisées sont clairement illustrées.
- - Résumé du projet (5 %)
- Clarté et présentation (5 %)
b) Présentation orale
Le jury évalue le niveau de connaissances scientifiques des élèves et leur capacité à expliquer et à défendre leurs résultats.
- - Démonstration des connaissances scientifiques (10 %)
- Capacité à expliquer et à défendre leurs résultats (10 %)
c) Journal de laboratoire
Le jury doit évaluer si le journal est complet et présenté en ordre chronologique.
- - Journal de laboratoire (10 %)
7. Exigences liées au journal de laboratoire
Liste de vérification du journal de laboratoite du défi biotalent sanofi aventis
Chaque équipe d’élèves doit soumettre un journal de laboratoire dans le cadre de l’évaluation de son projet. Il est possible de se procurer un journal de laboratoire dans des magasins d’articles de bureau comme Bureau en gros et Office Depot. Nous recommandons l’utilisation du cahier à couverture rigide coupée de niveau de marque Blueline (17,4 x 22,2 cm – 7 ¼ x 9 ¼ po), dont le prix est inférieur à dix dollars.
Dans son journal de laboratoire, le scientifique note tout ce qui se rapporte à son projet de recherche. Il y inscrit les procédures, les observations et les résultats, ainsi que les idées qui lui viennent alors qu’il réfléchit à son projet. Le journal permet de retracer le moment où les idées ont été formulées en cas de litige lié à un brevet ou à un droit de propriété intellectuelle. La plupart des établissements suivent certaines procédures normalisées, listées ci-dessous, sur la tenue d’un journal de laboratoire. Il existe en outre des conventions portant sur le contenu du journal. Elles se trouvent sur la liste de vérification que le jury utilise pour évaluer les journaux.
Procèdure
Avant d’inscrire quoi que ce soit dans votre journal, numérotez chacune des pages dans le coin supérieur droit, en prenant soin de ne pas sauter de pages.
Datez chacune des pages à mesure que vous les remplissez, ainsi que chaque inscription au journal, si elle ne commence pas sur une nouvelle page.
Si vous faites une erreur, rayez-la d’un seul trait et apposez vos initiales à côté. Ne déchirez pas de page et n’utilisez pas de liquide correcteur.
Collez un exemplaire d’une procédure ou d’un protocole expérimental dans votre cahier la première fois que vous l’appliquez.
Ne laissez pas de pages vierges entre les expériences de laboratoire. Inscrivez simplement « suite à la page ## » lorsque vous faites une pause et « suite de la page ## » lorsque vous reprenez.
Commencez chaque expérience et chaque projet sur une nouvelle page.
Collez les graphiques et les photos aux endroits appropriés et apposez-y vos initiales dans un coin.
Demandez à votre mentor de signer votre journal de laboratoire pour indiquer qu’il en a pris connaissance.
8. Stand d’exposition
- * Le DBSA se réserve le droit d’assigner les places disponibles aux exposants et d’exclure les éléments qui pourraient représenter un danger pour les exposants, les visiteurs et les installations.
* La FAQ contient une liste de vérification du matériel d’exposition.
* Le coordonnateur régional du DBSA ou l’inspecteur de la sécurité désigné sont autorisés à exclure un exposant du concours.
* Le stand d’exposition doit servir à presenter les résultats et non pas à reproduire l’expérience.
Dimensions
Tout le matériel exposé doit tenir sur une table ou dans un espace au sol d’une superficie maximale de 0,8 mètre de profondeur sur 1,2 mètre de largeur, et ne pas faire plus de 3,5 mètres à partir du sol. Toutes les mesures seront prises d’un extrême à l’autre, en incluant le cadre et les appendices, au moment de la vérification de la sécurité. Les stands dont les dimensions excèdent les mesures réglementaires devront être modifiés, sans quoi ils seront exclus du concours (voir la section Exceptions ci-dessous).
Exceptions
Il arrive parfois qu’un exposant doive excéder les dimensions réglementaires pour illustrer un aspect de son projet. Il doit pour ce faire obtenir l’approbation du coordonnateur scientifique du DBSA dans sa région. Les raisons invoquées ne doivent en aucun cas accorder un avantage indu à l’exposant.
Les lignes directrices suivantes s’appliquent à ces situations exceptionnelles :
- * Toute démonstration qui excède l’espace réglementaire réservé au stand peut être limitée à la période d’évaluation des projets ou à celle de l’exposition publique, à la discrétion du coordonnateur scientifique du DBSA.
* L’ensemble du matériel doit pouvoir être contenu dans l’espace réglementaire lorsqu’il n’est pas exposé. Il est interdit aux élèves d’apporter du matériel supplémentaire aux seules fins de démonstration, car cela pourrait leur procurer un avantage indu.
* La démonstration ne doit pas menacer la sécurité des personnes dans la salle d’exposition ou risquer d’endommager d’autres stands d’exposition.
* Si du matériel ou de l’équipement qui ne peut tenir dans l’espace réglementaire a été utilisé dans le cadre du projet, les élèves peuvent présenter ces éléments au moyen de modèles, de dessins, de vidéos, etc. Il n’est pas nécessaire de reproduire les résultats devant le jury.
Matériaux
Les précautions relatives aux matériaux utilisés se rapportent principalement au risque d’incendie. Le matériel exposé, le cadre d’appui et les présentations médias doivent être composés de matériaux qui ne risquent pas de s’enflammer ou, s’il y a du feu, d’accélérer la propagation des flammes ou de laisser s’échapper des fumées toxiques. Le métal, le verre, le plexi-verre et l’acrylique sont des matériaux acceptables, de même que le carton, les panneaux de styromousse et les panneaux de bois vendus dans les magasins de bricolage ou d’articles de bureau. Les feuilles de papier doivent être fixées individuellement et à plat sur le panneau d’exposition. Si plusieurs pages sont nécessaires, elles doivent être agrafées et déposées sur la table devant le panneau pour être consultées.
Exonération en cas de dommages
Tous les efforts seront déployés pour prévenir les dommages causés au matériel exposé. Le DBSA, ses commanditaires et ses collaborateurs ne peuvent toutefois être tenus responsables du vol de matériel exposé ou de tout dommage causé à un stand ou à un des éléments exposés.
9. Règles de sécurité du défi biotalent sanofi aventis
Sécurité générale
La sécurité du public est de la plus grande importance. Des précautions adéquates doivent être prises pour prévenir tout risque de blessure, de dommages matériels et de poursuites qui pourrait découler de mesures de sécurité inadéquates.
Les stands d’exposition doivent être conçus de façon sécuritaire, et les pièces mobiles doivent être fixées fermement et approuvées. Chaque stand doit être autoportant.
Les enceintes pressurisées doivent être munies d’une soupape de sûreté.
Les bouteilles de gaz comprimé sont interdites.
Les allées et les sorties ne doivent pas être obstruées.
Les exposants doivent respecter toutes les conditions relatives à l’utilisation de sujets humains ou d’animaux indiquées dans la FAQ et réitérées par le Comité d’évaluation des propositions au moment de l’acceptation conditionnelle des propositions.
Sécurité incendie
Certaines restrictions s’appliquent à la construction du matériel de présentation pour diminuer les risques d’incendie pendant l’exposition et, en cas d’incendie, permettre l’évacuation sécuritaire de l’édifice.
Des matériaux combustibles ne peuvent utilisés à proximité d’une source de chaleur.
Les flammes nues sont interdites.
Il est interdit de fumer dans la salle d’exposition.
Les emballages ne doivent pas être laissés dans la salle d’exposition.
Sécurité chimique
Les produits chimiques toxiques ou inflammables sont interdits.
Dans le cas des projets pour lesquels on a eu recours à des matériaux et à de l’équipement dangereux (produits chimiques toxiques ou corrosifs, lasers, etc.), les élèves doivent opter pour une simulation à l’occasion du concours.
Les produits chimiques dangereux, y compris les médicaments sur ordonnance et les médicaments en vente libre, ne sont pas autorisés.
Les équipes doivent utiliser des produits substituts aux produits chimiques toxiques ou corrosifs. Les substituts doivent être étiquetés au nom de la substance qu’ils représentent, précédé de la mention « simulation de ». Aucune équipe ne sera pénalisée si des éléments clés (mais potentiellement dangereux) de son projet ne sont pas exposés.
Les matières volatiles doivent être manipulées et transportées conformément aux dispositions de la Loi sur le transport des marchandises dangereuses du gouvernement fédéral et de la loi provinciale qui s’applique. La personne qui manipule de telles matières doit avoir reçu une formation adéquate.
Sécurité électrique
Le voltage le moins élevé possible doit être utilisé.
Une source d’alimentation électrique (c.a. 110 V, 60 Hz) sera fournie à la demande d’une équipe, mais aucune sortie de gaz ou d’eau ne sera accessible. Les commutateurs et les cordons doivent être conformes, et les circuits doivent être protégés par des fusibles ou des disjoncteurs. Les circuits alimentés par énergie cellulaire ou par pile doivent être conçus et utilisés de façon sécuritaire.
Seuls des appareils électriques en bon état et des rallonges électriques homologuées CSA doivent être utilisés.
Il est recommandé d’utiliser les rallonges électriques les plus courtes possible et de les éloigner des aires de circulation pour diminuer les risques de chute. Elles doivent par ailleurs être fixées au sol au moyen de ruban adhésif.
Un disjoncteur de fuite de terre en cas de dispersion ou de panne électrique doit être utilisé. Le DBSA s’assurera que de tels dispositifs sont installés dans le panneau électrique principal qui dessert toute la salle d’exposition.
Lorsque cela est utile ou nécessaire, il est recommandé d’utiliser des voyants pour indiquer que l’alimentation électrique est sous tension.
Pour des raisons de sécurité, les appareils électriques doivent si possible être placés dans un boîtier fermé.
Le boîtier doit être fait de matériau non combustible. En outre, toutes les pièces de métal qui ne sont pas sous tension doivent être mises à la terre.
Aucune pièce sous tension à plus de 36 V ne peut être à découvert. L’intensité du courant électrique doit être suffisamment faible pour ne pas causer de malaise ou représenter un danger en cas de contact.
À la fin de la journée ou de la période d’exposition, tous les appareils électriques et toutes les barres d’alimentation doivent être mises hors tension.
Sécurité liée aux micro-organismes et biorisques
Les biomatériaux et produits chimiques dangereux suivants ne peuvent être exposés dans le cadre du concours :
- - Aucune culture vivante ne peut être exposée, y compris les cultures cellulaires et les micro-organismes de toutes sortes.
- Les cellules et les parties animales (organes, tissus, plasma ou sérum) acquises auprès de banques de biomatériaux ou d’installations de recherche peuvent être utilisées pour la réalisation du projet, mais ne peuvent être exposées pendant le concours. Les élèves doivent avoir en leur possession au kiosque une preuve de la provenance du matériel (p. ex., un reçu).
- Tissus végétaux qui ont été infectés par un virus
- Toxines biologiques
- Produits chimiques toxiques ou corrosifs
- Radio-isotopes ou composés contenant des radio-isotopes dont l’activité est supérieure à la normale
10. Liste de vérification de la sécurité
La préoccupation première du concours DBSA a trait à la sécurité publique. Beaucoup de matériaux ou d’organismes vivants qui peuvent être utilisés sans problème dans le cadre de vos recherches, sous la supervision de votre mentor et avec l’autorisation de son établissement, ne peuvent être exposés pendant le concours. Des simulations ou des photos peuvent être utilisées à la place. Le matériel d’exposition sert à présenter les résultats, et NON à faire une démonstration des expériences. Dans certains cas, un modèle animé peut être utilisé avec l’autorisation du coordonnateur régional du DBSA ou de l’inspecteur de la sécurité désigné.
Sécurité générale
- * Le stand est conçu de façon sécuritaire, et les pièces mobiles sont fixées fermement et approuvées.
* Le stand est autoportant.
* Les emballages sont rangés sous la table.
* Les allées et les sorties ne sont pas obstruées.
Sécurité incendie
- * Aucune flamme nue n’est utilisée.
* Les matériaux combustibles ne se trouvent pas à proximité d’une source de chaleur.
* Les panneaux sont faits de matériaux synthétiques ignifuges homologués UL.
* Les feuilles de papier sont fixées séparément et à plat sur le panneau d’exposition.
Organismes biologiques
- * Le matériel exposé ne contient pas de cultures vivantes.
* Les cellules et les tissus animaux exposés sont adéquatement scellés dans du plastique ou sur des lames porte-objets.
* Le matériel exposé ne contient aucun animal vivant (vertébré ou invertébré).
* Aucun indice (vidéo ou photo) ne laisse supposer que des animaux ont subi de mauvais traitements.
* Seules des parties que les vertébrés perdent naturellement ou qui ont été adéquatement préparées et préservées sont exposées.
* (Les spécimens conservés dans le formaldéhyde ne sont pas autorisés.)
* Une preuve de la provenance des biomatériaux (p. ex., un reçu) utilisés dans le cadre de la recherche peut être consultée sur place.
Plantes
- * Le matériel exposé ne contient aucun tissu végétal qui a été infecté par un virus.
* Les tissus végétaux qui ont des propriétés allergènes reconnues, qui ont été traités avec des herbicides ou des pesticides ou qui ont été infectés par un virus ne peuvent être exposés.
Matériaux dangereux
- * Le matériel exposé ne contient pas de produits chimiques toxiques, corrosifs ou inflammables.
* Les matériaux et l’équipement dangereux (produits chimiques toxiques ou corrosifs, laser, etc.) font l’objet d’une simulation.
* Le matériel exposé ne contient pas de produits chimiques dangereux (herbicides, pesticides, médicaments sur ordonnance et médicaments en vente libre).
* Le matériel exposé ne contient pas de toxines biologiques.
* Le matériel exposé ne contient pas de radio-isotopes ou de composés contenant des radio-isotopes dont l’activité est supérieure à la normale.
Sécurité électrique
- * Seuls des appareils électriques en bon état et des rallonges électriques homologuées CSA sont utilisés.
* Les appareils électriques se trouvent dans un boîtier fermé dans la mesure du possible.
* Les boîtiers sont faits de matériaux non combustibles.
* Toutes les pièces de métal qui ne sont pas sous tension sont mises à la terre.
Sécurité mécanique
- * Les pièces mobiles, comme celles des modèles animés, sont conçues de façon sécuritaire ou sont couvertes de façon adéquate.
* Les enceintes pressurisées sont munies d’une soupape de sûreté.
* Le matériel exposé ne contient pas de bouteilles de gaz comprimé.
11. Exemples de projets présentés aux concours précédents
PROJET : Le Gell-O intelligent, un gel de polyacrylamide maîtrisable qui filtre les liquides
Le projet visait à concevoir et à fabriquer un gel de polyacrylamide maîtrisable qui a la capacité de filtrer différents liquides grâce à la contraction et à l’expansion de ses pores. Ce type de gel peut être utilisé en industrie et en environnement (distillation fractionnée du pétrole, unité mobile de désinfection des eaux, etc.).
Établissement scolaire : Woburn Collegiate Institute; discipline : biomatériaux
PROJET : Restauration d’un bloc d’hydroxylapatite synthétique au moyen de cellules ostéoclastes souches
Les implants en métal ou en alumine doivent être remplacés chez les enfants après un certain temps en raison de la croissance du squelette. L’utilisation de greffons osseux ou d’implants à durée indéterminée est une solution plus intéressante, surtout chez les enfants. Le projet visait à étudier la possibilité de fabriquer des implants à partir de phosphate de calcium qui, au fil du temps, s’intégreraient au squelette. Les expériences ont porté sur l’effet de l’exposition de blocs d’hydroxylapatite de porosité variée à des cellules ostéoclastes souches.
Établissement scolaire : Woburn Collegiate Institute; discipline : biomatériaux
PROJET : Extraction, purification et caractérisation de glycoprotéines virales majeures du virus parainfluenza (PIV-1 ou PIV-2)
Les virus parainfluenza sont la cause de maux importants, en particulier chez les enfants. Pourtant, il n’existe encore aucun vaccin contre les virus PIV-1 et PIV-2. Des procédures utilisées à l’heure actuelle en recherche protéinique, notamment des méthodes de purification des protéines, ont été étudiées en vue d’une éventuelle application dans la fabrication de vaccins modernes.
Établissement scolaire : William Lyon Mackenzie Collegiate Institute; discipline : biochimie
PROJET : Utilisation des empreintes génétiques pour cataloguer différentes variétés de blé
Il faut huit ans et des centaines de milliers de dollars pour faire breveter une nouvelle souche de blé. En relevant l’empreinte génétique du blé peu de temps après le développement de la souche, il est possible de réduire la durée et le coût du processus d’obtention d’un brevet. La technique de réaction en chaîne de la polymérase (RCP) a été appliquée à différentes variétés de blé appartenant à une même famille. L’ADN obtenu produit une empreinte génétique distincte qui peut être utilisée pour identifier la souche de blé.
Établissement scolaire : École des sciences du Centre des sciences de l’Ontario; discipline : biologie moléculaire
PROJET : Production d’éthanol par fermentation extractive
La fermentation produit de l’éthanol qui s’accumule jusqu’à ce qu’il détruise la levure. L’extraction liquide-liquide de l’éthanol à mesure qu’il est produit augmenterait le rendement et réduirait grandement le coût de production. L’effet de l’éthanol sur la levure a été analysé afin de déterminer le moment le plus opportun pour l’extraire.
Établissement scolaire : Northern Secondary School; discipline : microbiologie
PROJET : La chlorophylle (le Power Ranger vert)
Ce projet visait à construire un système biologique qui contiendrait de la chlorophylle, un pigment qui libère des électrons pendant la photosynthèse. Ce système pourrait mener au développement d’une nouvelle source électrochimique qui capterait et convertirait l’énergie lumineuse en énergie électrique.
Établissement scolaire : St. Robert Catholic High School; discipline : technologie végétale
PROJET : Rôle du chlore dans le développement du cancer
Le projet avait pour objectif de déterminer l’incidence du chlore sur le développement de différents types de cancers, compte tenu de son rôle d’inhibiteur de la réparation de l’ADN par excision de nucléotide dans les cellules endommagées par la pollution, les cancérogènes artificiels, les rayons UV, les rayonnements ionisants et les toxines naturelles. L’élève qui a réalisé ce projet a terminé en première place au concours de 1996 et a reçu une bourse d’études de 2 000 $ à l’Université York du vice-doyen aux sciences pures et appliquées de l’établissement.
Établissement scolaire : Northern Secondary School; discipline : microbiologie
PROJET : Pesticides biologiques
Fruit du travail de quatre élèves de Toronto, le projet visait à découvrir divers micro-organismes existants à l’état naturel qui se révéleraient des outils de lutte biologique contre les insectes domestiques, efficaces et sans danger pour l’environnement. Il a remporté le deuxième prix au concours de 1996.
Établissement scolaire : St. Patrick Catholic Secondary School; discipline : biochimie
PROJET : Amélioration des vaccins contre la tuberculose
Conscients du problème que pose la résurgence de la tuberculose dans différentes régions du monde, deux élèves de North York ont étudié la possibilité d’utiliser des anticorps monoclonaux pour améliorer l’efficacité des vaccins contre la tuberculose existants. Le projet a reçu le quatrième prix en 1996.
Établissement scolaire : William Lyon Mackenzie Collegiate Institute; discipline : biochimie
12. Concours national
- a) Au cours de la vidéoconférence, les gagnants régionaux présentent-ils leur projet, debout devant leur affiche? Une copie électronique de l’affiche doit-elle être préalablement remise au jury? Le jury peut-il bien voir l’affiche pendant la vidéoconférence?En effet, le gagnant de chaque région doit présenter son projet, debout devant son affiche. Le jury n’a pas besoin de recevoir une copie électronique de l’affiche avant la présentation. L’équipe doit s’assurer que le jury est en mesure de bien voir les éléments de l’affiche. S’ils sont trop petits, un agrandissement doit être présenté au jury sur des feuilles supplémentaires montrées à la caméra ou sur un écran d’ordinateur.
b) Suis-je autorisé à effectuer d’autres expériences une fois le concours régional terminé?Aucune règle ne l’interdit.
c) Quel format doit être utilisé pour la présentation (affiche ou présentation PowerPoint)?
Idéalement, la présentation doit permettre au jury de voir à la fois l’équipe et le support visuel. Par le passé, des élèves sont parvenus à se tenir devant leur affiche, en dirigeant le jury vers les graphiques à l’aide d’un écran d’ordinateur. Le format PowerPoint peut être utilisé, à condition que les participants soient toujours visibles à la caméra. Il est préférable d’utiliser des polices de grande taille et d’agrandir les images et les graphiques.
d) Combien de temps la présentation dure-t-elle?
La présentation dure 25 minutes devant caméra (exposé de 15 minutes et période de questions de 10 minutes). Le jury éteindra la caméra pendant cinq minutes pour noter la présentation.
e) Qui, à part le jury, assistera à la présentation? Sera-t-elle diffusée sur Internet?
En plus des cinq à huit membres du jury, des employés du Conseil national de recherches du Canada et du Bioscience Education Canada assisteront à la présentation. L’évaluation des présentations n’a jamais été diffusée sur Internet, mais la formule pourrait être appelée à changer pour les concours à venir.


