Une percée dans la recherche concernant le « blé sur mesure » vaut le premier prix à un élève de la 10e année âgé de 16 ans, dans un concours national en biotechnologie
Communiqué
Personne-ressource : M. Terry Collins, +1-416-878-8712; +1-416-538-8712; terrycollins@rogers.com
Pour publication : le mercredi 6 mai 2009, à 13 h HAE
Le mercredi 6 mai, à 13 h HAE, les meilleurs projets de recherche étudiants en biotechnologie au Canada seront dévoilés à l’administration centrale du Conseil national de recherches, au 100, promenade Sussex, à Ottawa. Les médias sont invités à participer à l’annonce en personne ou par téléconférence, en composant le 1-303-664-6043 (ID 8309014). De courtes descriptions officieuses de chaque projet sont affichées sur Internet à http://defisanofibiotalent.ca/.
Une percée dans la recherche concernant le « blé sur mesure » vaut le premier prix à un élève de la 10e année âgé de 16 ans, dans un concours national en biotechnologie
Des élèves de Saskatoon, du Cap-Breton, de Winnipeg, de London, de Charlottetown et de Swan River récoltent les honneurs d’un concours pan-canadien jugé par d’éminents experts au Conseil national de recherches à Ottawa
Des recherches génétiques effectuées par un élève de 16 ans de la Saskatchewan, qui pourraient un jour aider les agriculteurs à faire pousser du « blé sur mesure » — à la teneur en amidon adaptée à différents marchés — ont mérité le premier prix national au Défi BioTalent Sanofi-Aventis 2009.
Scott Adams, un élève de la 10e année du Walter Murray Collegiate Institute à Waterloo, a remporté aujourd’hui la première place nationale, assortie d’une bourse de 5 000 $, grâce à ses recherches novatrices qui offrent aux chercheurs agricoles une façon avant-gardiste de désactiver un gène du blé et de modifier les éléments amidonnés de cette céréale, ce qui pourrait permettre un jour de faire pousser du blé conçu sur mesure pour différents marchés, allant de l’industrie textile au secteur alimentaire (p. ex. pâtes et pains).
En plus des prix canadiens, Scott et le lauréat de la deuxième place, Joseph McNeil du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse, concourront pour le Canada au BioGENEius Challenge, un concours international qui aura lieu à Atlanta, en Géorgie, du 17 au 20 juin.
Joseph McNeil, 18 ans, inscrit en 12e année à la Richmond Academy au Cap-Breton, a gagné le prix de la deuxième place, doté d’une bourse de 4000 $, avec une étude sur la maladie de Lou Gehrig (sclérose latérale amyotrophique, ou SLA), où il a utilisé du thé vert pour stimuler la croissance des neurones moteurs. Joseph a mis à l’essai différentes concentrations de deux composantes chimiques du thé vert – un antioxydant et un acide aminé – sur des neurones moteurs cultivés de souris, en étudiant l’effet de ces substances sur différentes périodes de temps. Entre autres résultats, il a réussi à accroître de 16 à 30 % la croissance cellulaire.
Le nom des lauréats nationaux canadiens a été annoncé le 6 mai lors d’une cérémonie tenue à l’administration centrale du Centre national de recherches du Canada, à Ottawa, en présence du ministre des Finances, l’honorable Jim Flaherty, de son collègue des Finances l’honorable Tony Clement, et d’autres dignitaires.
Voici les lauréats des autres grands prix nationaux :
Troisième place (3 000 $) : Winnipeg
Binudith (Bin) Warnakulasooriya, un élève de 17 ans de la 11e année qui fréquente le Fort Richmond Collegiate à Winnipeg, pour une étude ayant mené à une importante découverte sur la façon dont la plante du lin produit de la lignane SDG, un puissant antioxydant hautement prisé comme supplément alimentaire pour son pouvoir anti-cancéreux et ses autres propriétés sanitaires, allant d’une diminution du cholestérol à une protection antivirale, antibactérienne et antifongique.
Quatrième place (2 000 $) : London
Caitlin Martin Newman, 18 ans, inscrite en 12e année à la A.B. Lucas Secondary School de London, qui souhaitait aider sa mère à trouver un produit antidouleur non conventionnel et sans danger, a mis au point une méthode novatrice qui supprime la sensation de brûlure causée par l’huile des piments forts, qui possèdent des propriétés antidouleur naturelles. À l’aide de sangsues, elle a également créé une nouvelle technique non cruelle pour étudier la douleur sans l’infliger à des vertébrés.
Cinquième place (1 000 $) : Charlottetown
Melanie Gallant, une élève de 12e année qui fréquente l’École François-Buote à Charlottetown (Î.-P.-É.), qui a découvert comment un herbicide agricole courant inhibe la production d’androgène (l’hormone mâle) chez les poissons marins.
Un prix spécial de 1 000 $, qui récompense le projet ayant le plus grand potentiel commercial, a été décerné à Kirsten Larson, 18 ans, de la Swan Valley Regional Secondary School à Swan River, dans le nord du Manitoba. Kirsten a mis au jour les propriétés nutritives et médicinales d’un petit fruit japonais peu connu, le haskap, cultivé par sa famille. Elle a montré que le haskap, malgré sa faible teneur en minéraux totaux et en vitamine C, possédait d’excellentes concentrations d’antioxydants anticancéreux.
Les juges ont également décerné une mention spéciale, pour son indépendance et son ingénuité, à Maria Carolina Festa, une élève montréalaise de 15 ans de 10e année, qui a recouru à une bactérie commune pour potabiliser l’eau contaminée aux nitrates, des substances mortelles. À la différence des autres concurrents, Maria a mené sa recherche sans l’aide d’un mentor universitaire, au laboratoire de son école secondaire, la Villa Sainte-Marceline.
Une percée dans la recherche sur l’amidon du blé
Considérant que presque la moitié des calories dans l’alimentation humaine proviennent de produits à base d’amidon, et étant donné la croissance de la demande mondiale d’amidons industriels, une des grandes priorités des chercheurs agricoles consiste à mieux comprendre la production d’amidon dans les cultures céréalières, et plus spécialement comment améliorer et réguler leur rendement et leur composition en amidon.
La plus récente contribution à ce domaine de recherche provient de Scott Adams, un étudiant de 16 ans de la Saskatchewan, qui a montré comment la désactivation d’un certain gène pourrait servir à mieux étudier, et éventuellement à maîtriser, les différentes composantes de l’amidon du blé.
À titre d’exemple, la composante appelée amylose sert à la fabrication d’emballages et de textiles; l’amylopectine est quant à elle présente dans les nouilles et d’autres aliments, ainsi que dans diverses substances pâteuses, adhésives et lubrifiantes.
De concert avec ses mentors Pooba Ganeshan et Ravi Chibbar, du Département des sciences végétales de l’Université de la Saskatchewan, Scott a employé une technique basée sur l’ADN (la technique des ODN antisens) pour désactiver le gène associé à l’amylose.
Dans une éprouvette, Scott a mélangé deux des nutriments naturels du blé, le sucrose et un acide aminé (la L-glautamine), pour déterminer si ces substances stimuleraient l’absorption des ODN antisens (une courte séquence d’ADN) par le blé, et par conséquent désactiveraient le gène responsable de la production d’amylose.
Ensuite, à l’aide d’une autre technique de laboratoire (appelée réaction en chaîne de la polymérase en temps réel), il a observé les fruits de sa recherche. Dans l’ensemble, c’est là une percée scientifique qui pourrait un jour aider les chercheurs en agriculture à améliorer la quantité et la composition des éléments utiles du blé.
Même s’il a grandi dans la province qui produit la moitié des grandes cultures d’exportation du Canada, Scott considère l’agriculture comme un nouveau champ d’étude pour lui.
« Quand on vit à Saskatoon, on peut difficilement faire abstraction de l’industrie du blé et de la grappe biotechnologique présente à Saskatoon », déclare Scott, en ajoutant qu’il n’a pas encore décidé s’il fera carrière en science ou dans un autre domaine. « J’ai encore quelques années pour prendre une décision, et je souhaite garder toutes les portes ouvertes. »
14 projets à la fine pointe de la biotechnologie
« Tous ces remarquables élèves de la 10e à la 12e année, âgés de 15 à 18 ans et représentant toutes les provinces, ont présenté hier 14 projets qui sont vraiment à la fine pointe de la biotechnologie, sous le mentorat de professeurs d’université et des autres bénévoles qui, chaque année, font profiter ces jeunes chercheurs de leur savoir-faire, sans compter leur temps », a déclaré le Dr Roman Szumski, vice-président, Sciences de la vie du CNRC, juge du Défi BioTalent Sanofi-Aventis.
« Le Conseil national de recherches et le gouvernement du Canada applaudissent et appuient les initiatives ainsi mises en oeuvre pour mieux sensibiliser le public, et plus spécialement les élèves et les enseignants, aux sciences en émergence, et pour encourager davantage d’étudiants à envisager une carrière en biotechnologie. J’adresse mes plus sincères félicitations à tous ceux qui ont participé à cet concours. »
Le Dr Szumski a également remercié les principaux commanditaires du concours, Sanofi-Pasteur Ltée et BioTalent Canada, de favoriser une meilleure appréciation des études en science et en génie.
Finalistes du concours national :
Colombie-Britannique : Yang (Linda) Liu, 17, 12e année, Sands Secondary School, Surrey;
Calgary : Julie Xu et Annie Wang, 17 ans, 12e année, Sir Winston Churchill High School;
Edmonton: Connie Le, 16 ans, Kathryn Chevalier, 16 ans et Victoria Tian, 18 ans, 12e année, Old Scona Academic High School;
Saskatchewan : Scott Adams, 16 ans, 10e année, Walter Murray Collegiate Institute, Saskatoon;
Manitoba : Binudith (Bin) Warnakulasooriya, 17 ans, 11e année, Fort Richmond Collegiate, Winnipeg;
Nord du Manitoba : Kirsten Larson, 18 ans, Swan Valley Regional Secondary School, Swan River;
Ouest de l’Ontario : Caitlin Martin Newnham, 18 ans, 12e année, A.B. Lucas Secondary School, London;
Grand Toronto : Alessandro Caroti, 17 ans, Ellie Shuo Jin, 17 ans, et Hans Tee, 18 ans, 12e année, St. Elizabeth Catholic High School, Thornhill;
Est de l’Ontario : Sathya Baskaran, 15 ans, 10e année, Nepean High School, Nepean;
Montréal : Maria Carolina Festa, 15 ans, 10e année, École Villa Sainte-Marcelline;
Nouvelle-Écosse : Joseph McNeil, 18 ans, 12e année, Richmond Academy, Cap-Breton;
Île-du-Prince-Édouard : Melanie Gallant, 17 ans, 12e année, École François-Buote, Charlottetown;
Nouveau-Brunswick : Yoojin Kim, 17 ans, 12e année, Fredericton High School, Fredericton;
Terre-Neuve : Rebecca Hollett, 16 ans, 11e année, Holy Heart of Mary High, St. John’s
Contexte
Maintenant dans sa 16e édition, le Défi BioTalent Sanofi-Aventis est un concours de haut niveau qui fait découvrir aux élèves les réalités de la biotechnologie par la réalisation de leurs propres projets de recherche.
Le concours favorise l’élargissement des perspectives et le dépassement intellectuel. Chaque équipe travaille avec un mentor local qui lui fournit des conseils d’expert et lui assure un accès à l’équipement et au matériel requis. Bon nombre des participants optent ultérieurement pour une carrière en biotechnologie, en santé, en agriculture ou en environnement.
Plus d’une centaine d’organisations canadiennes collaborent en partenariat à cette initiative de rayonnement scolaire.
Commanditaires nationaux du concours :
* Sanofi-Pasteur et Sanofi-Aventis
* BioTalent Canada
* Conseil national de recherches Canada
* Génome Canada
* VWR International
* Instituts de recherche en santé du Canada
* Fondation canadienne pour l’innovation
* Fondation canadienne Louis Pasteur
Le projet est financé en partie par le Programme des conseils sectoriels du gouvernement du Canada.
Les membres des équipes gagnantes partagent leurs prix en argent avec leur école. Dans certaines villes, les lauréats régionaux reçoivent également des bourses universitaires ou obtiennent des emplois d’été.
Le concours reflète la réalité de la recherche scientifique :
* Les élèves doivent soumettre leurs propositions à l’évaluation d’un comité scientifique.
* Un financement initial maximal de 200 $ est accordé aux projets retenus.
* Des mentors assignés à chaque équipe fournissent conseils, équipement et matériel.
* Chaque projet étudiant est évalué par des pairs et par des juges provenant du gouvernement, du milieu des affaires ou du monde universitaire et de l’éducation.
Ce concours se démarque par l’accent que les juges placent sur la communication des idées scientifiques par les concurrents.
Bon nombre des concours régionaux comprennent des conférences prononcées par des chercheurs locaux en biotechnologie, des ateliers scientifiques destinés aux élèves et aux enseignants, ainsi que des expositions sur la biotechnologie.
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Au sujet de Sanofi-Pasteur et de Sanofi-Aventis
Sanofi-Pasteur est la division des vaccins du groupe Sanofi-Aventis, troisième société pharmaceutique au monde. Depuis longtemps, Sanofi-Pasteur soutient l’éducation scientifique au niveau post-secondaire. En 1994, elle a reconnu la nécessité d’intéresser les plus jeunes étudiants aux études en biotechnologie, et la première édition du Défi BioTalent Sanofi–Aventis s’est déroulée en conjonction avec la première réunion au Canada de la Biotechnology Industry Organization. Depuis, le concours a pris de l’ampleur et englobe maintenant 14 événements au Canada, auxquels participent des milliers d’étudiants. À titre de principal commanditaire du Défi BioTalent Sanofi-Aventis, Sanofi-Pasteur est fière de collaborer avec les partenaires du gouvernement, de l’industrie et de l’industrie pour inciter les étudiants du secondaire à se tourner vers la biotechnologie. Unique entreprise intégrée de vaccins au Canada, Sanofi-Pasteur Ltée explore, conçoit et fabrique au Canada une grande diversité de vaccins humains. Avec plus d’un millier d’employés hautement qualifiés, c’est une des plus anciennes et des plus grandes sociétés biotechnologiques du Canada. Pour un complément d’information : www.sanofipasteur.ca
Au sujet de BioTalent Canada
BioTalent Canada aide l’industrie bioéconomique canadienne à prospérer à l’échelle mondiale. Organisation nationale sans but lucratif formée d’innovateurs à la tête de la bioéconomie du pays, BioTalent Canada va au-devant des besoins et crée de nouvelles possibilités par la mise au point d’outils, de documents et de programmes d’amélioration des compétences permettant à l’industrie de trouver des personnes aptes à l’emploi. BioTalent Canada est un conseil sectoriel canadien, l’une des nombreuses organisations de partenariat créées pour résoudre les problèmes d’amélioration des compétences dans les secteurs clés de l’économie. Pour de plus amples renseignements : www.biotalent.ca ou Colette Rivet, directrice générale, BioTalent Canada, 613-235-1402, poste 226; coletter@biotalent.ca.
Posted: May 6th, 2009 under Concours national.
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